FAQ

 

La Sophrologie est-elle une thérapie ?

La sophrologie peut être utilisée comme complément à des thérapies paramédicales mais ne s’y substitue pas.

Selon le but recherché on se réfèrera à une séance de sophrologie simple ou à une séance de sophrologie à objectif thérapeutique.

Une séance de Sophrologie Caycédienne à objectif purement thérapeutique n’est possible que si un diagnostic spécifique a déjà été établi par un praticien (médecin, psychologue, physiothérapeute, etc.) et si ce dernier estime que la sophrologie constitue un traitement adapté au trouble identifié.

Combien de séances pour aller mieux?

Il est difficile de répondre, car nous sommes tous différents et nous réagissons de façon différente, en fonction de notre vécu, de nos appréhensions. Le sophrologue n’est pas un faiseur de miracles !

Il faut compter 2 à 3 séances consécutives pour commencer à ressentir les effets physiologiques de la relaxation : apprendre à maîtriser sa respiration et à réduire la tension musculaire demande un minimum d’apprentissage.

Pour ce qui est de la (re)découverte du corps par le biais des sensations, il faut compter un temps d’adaptation, lié aux différents blocages psychologiques et autres réflexes acquis jusqu’ici : il faut apprendre à « baisser la garde ». Ce processus, en fonction des personnes et de leur personnalité, peut être plus ou moins long.

Pour se faire une idée, il faut donc suivre 5 à 6 séances (à raison d’une séance par semaine) pour s’habituer à l’environnement mais aussi se familiariser avec les techniques. Ce temps permet de prendre confiance et de s’adapter.

Ensuite, une séance par semaine est un rythme à conserver pour bénéficier des effets positifs sur le long terme.

La patience et la motivation sont donc des facteurs importants : pour la Sophrologie, comme pour le reste, rien ne vient tout seul.

Sophrologie et méditation de pleine conscience?

La méditation de pleine conscience (mindfulness) et la sophrologie ont des principes communs: le travail sur la concentration, l'application médicale, l'inspiration de techniques orientales, l'accueil sans à priori, sans jugement, l'investissement vers l'autonomie des participants.
 
Mais contrairement à la méditation de pleine conscience, qui est souvent axée sur l'instant présent, la sophrologie travaille sur le passé (souvenirs, expériences passées, conditionnements), le présent, et le futur (projets, idées, etc) et les valeurs. Elle simule aussi une certaine distorsion de la réalité avec un positivisme qui contraste avec la méditation qui vise à accepter le donné du réel.

Regarder les vidéos :

Interview avec Christophe André sur la Sophrologie et la méditation de pleine conscience:

https://www.youtube.com/watch?v=3JaxBTZsMIw

Christophe André et Natalia Caycedo sur la Sophrologie et la méditation de pleine conscience:

https://www.youtube.com/watch?v=FUDqv6kt4lE

Sophrologie et yoga?

Les deux disciplines ont en commun la recherche de niveaux modifiés de la conscience, pour atteindre une forme d'équilibre psychique et physique, avec une approche holistique qui prend en compte les dimensions physique, mentale et émotionnelle. La maîtrise de la respiration est dans les deux cas très importante : une respiration consciente et volontaire, loin du pilote automatique.
 
Mais en sophrologie, contrairement au yoga, il n'y a aucun travail sur les postures. N'exigeant aucune disposition physique particulière, elle est accessible à tous. Les exercices de sophrologie s'effectuent dans les positions courantes du quotidien : debout/assis. Ensuite, la sophrologie n'a aucune dimension spirituelle ; elle est totalement laïque. Il s'agit davantage d'un apprentissage que d'un enseignement car les élèves ont un professeur, non pas un maître, qui transmet des techniques pour rendre les élèves aussi autonomes que possible afin qu'ils puissent pratiquer seuls.


Grâce à la sophrologie, les pratiquants peuvent vivre leur quotidien de manière plus apaisée.

La sophrologie et l'hypnose?

La sophrologie s'inspire en partie de l'hypnose. En effet, le sophrologue comme l'hypno-thérapeute utilisent leur voix comme support d'accompagnement. De plus, on utilise dans les deux domaines la modification de l'état de conscience du patient (d'un état de veille à un niveau de semi-conscience se situant entre la veille et le sommeil) et la visualisation.
 
Cependant, la sophrologie développe l'autonomie avec une méthodologie particulière et précise : elle est moins généraliste et s'inscrit dans le quotidien, incitant le patient à pratiquer par lui même les méthodes apprises. Elle est en ce sens plus centrée sur la personne. En outre, elle travaille aussi bien sur le mental et le corps que sur les émotions. Enfin, la sophrologie s'intéresse à la conscience alors que l'hypnose est liée à l'inconscient.

Qu’elle est la différence entre la sophrologie et la Sophrologie Caycédienne ?

La Sophrologie Caycédienne n’est pas une branche de la sophrologie mais bien la sophrologie dans sa forme authentique telle que créée et développée par son fondateur, le Dr. Alfonso Caycedo depuis 1960.

C’est avec une approche résolument médicale et scientifique qu’il crée cette nouvelle discipline appelée « sophrologie » d’après les racines grecques SOS-PHREN-LOGOS ou « étude de la conscience en équilibre ».


Il ne protégera pas cette dénomination, loin de se douter à l’époque du formidable développement que sa discipline allait connaître.


En 1992, pour bien encadrer sa technique et la différencier des pratiques qui se sont développées de façon parfois anarchique sous le nom de « sophrologie » devenu générique, le professeur Caycedo dépose alors le nom de « Sophrologie Caycédienne ».


Pratiquer la Sophrologie Caycédienne ou s’entraîner avec un sophrologue caycédien est la garantie de recourir à une pratique reconnue et contrôlée, et à des professionnels formés dans le respect de l’authenticité de la méthode.

Qu’est ce qu’un phénodescription?

La phénodescription, c’est le temps d’expression orale ou écrite en fin de séance. Elle se fait en décrivant les sensations du corps, les images vécues, les impressions.

Pendant la sophronisation (la séance en niveau de conscience au bord du sommeil), l’expérience vécue et les diverses sensations ressenties pénètrent dans la conscience, s’incorporent à la vie psychique propre du sujet.


Il est alors intéressant de repérer juste après l’expérience, les « réactions vivantielles » et de les verbaliser, à l’oral ou à l’écrit, pour laisser une trace des phénomènes vécus.


Recueillement des sensations toutes fraîches du corps, des images vécues, des impressions, sans interprétation (ce qui n’est pas facile et nécessite d’apprendre à ne pas juger, interpréter…)


Cela permet de faire remonter à la conscience (un peu comme au réveil, après un rêve) les éléments qui sont enfouis dans l’inconscient : c’est une conquête de son conscient.


Du point de vue neurobiologique, le travail de mémoire à court terme est un moyen de fixer des sensations, évocations et corporalités vécues et de permettre au cerveau pré-frontal d’analyser, de faire le tri, et de lier toutes les informations.


En groupe, ces expressions viennent en écho de son propre vécu et sont sources d’ouverture, permettant de comparer à son propre vécu, d’enrichir son registre de vocabulaire.


Après la récupération en fin d’exercice, je note :

  • Quelles ont été mes sensations corporelles, quelles ont-elles maintenant ?

  • Quelles images mentales, odeurs ou sons me sont apparus ?

  • Quelles impressions, sentiments, ressentis émotionnels m’ont traversé ?

  • Quelles réflexions, pensées en ont jailli ?